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Soutenir le pont transatlantique

 

Le 15 décembre 2003

par Brian Murphy
15/12/2003

La relation transatlantique a connu une période de turbulences qui a suscité des questions quant à sa durabilité et sa pertinence. Le Nouvel agenda transatlantique (1995) a cherché à maintenir un partenariat sain en lançant une série de dialogues au niveau des citoyens pour jeter des ponts entre les deux côtés de l’Atlantique. Ces dialogues, dans des domaines tels que le travail et l’environnement, ont été conçus pour promouvoir l’interaction dans les deux sens afin d’anticiper, minimiser et concilier les différences dans des domaines clés de la coopération. L’idée semblait être que, comme dans tout mariage, la communication était la clé de la compatibilité. Presque sans exception, les dialogues ont rapidement succombé à l’apathie et au manque de soutien officiel. L’absence de canaux d’interaction efficaces et fonctionnels a certainement contribué à l’escalade des malentendus entre l’Union européenne et les États-Unis. Lorsque les voies officielles s’effondrent, il n’y a pas d’autre moyen de mener des discussions significatives dans le cadre actuel. Cette situation doit être corrigée si l’on veut relancer et dynamiser la relation.

La question est de savoir comment promouvoir un “pont transatlantique” qui puisse contribuer au renforcement de l’alliance UE/États-Unis tout en constituant une voix indépendante. Les leçons du passé sont instructives. Les dialogues précédents ont échoué parce qu’ils manquaient de ressources et de contributions légitimes aux décideurs politiques. Lorsque le financement initial de ” démarrage ” n’a pu être remplacé par des revenus supplémentaires en quelques années, les dialogues se sont désintégrés en grande partie parce qu’aucun mécanisme n’était en place pour s’assurer que les discussions avaient un impact. Quel était l’intérêt ? D’autre part, une initiative qui a fait ses preuves est la création par le Parlement européen de centres de l’Union européenne dans 15 universités aux États-Unis. Ces activités ont donné lieu à un ensemble impressionnant d’activités de sensibilisation, d’études de recherche et d’améliorations au programme d’études. La différence avec les dialogues est que les centres de l’UE étaient situés dans une infrastructure existante qui pouvait les soutenir. En tant que tels, les centres constituent des véhicules qui peuvent soutenir le pont transatlantique dans un avenir prévisible.

Ce qu’il faut faire ? Premièrement, le financement des centres de l’UE devrait être permanent et assuré à la fois par l’UE et les États-Unis. Deuxièmement, la mission des centres – ou du moins d’un centre – devrait être axée sur la relation transatlantique plutôt que sur l’UE exclusivement. Troisièmement, certaines méthodes de communication avec les fonctionnaires de l’UE et des États-Unis devraient être établies sur une base non partisane. Le message est clair : un mécanisme efficace est en place et ne mérite qu’un soutien.

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